Des ensembliers pour orchestrer la rénovation énergétique

La rénovation des vieilles batisses peut être rentable sur le long terme. Photo Pexel/Webdexter Apeldoorn

Confier la rénovation des bâtiments à des ensembliers qui organiseraient la rénovation : c‘est l’idée phare d’un rapport de France Stratégie.

La France vise 500.000 rénovation de logements par an d’ici 2025 ; or l’ordre de grandeur est plutôt de 200.000 à 300.000 actuellement. L’urgence d’accélérer est manifeste, ce qui explique que le think-tank du gouvernement se soit sérieusement penché sur la question. Dans une note publiée le 21 octobre, France Stratégie propose d’innover avec un mécanisme qui permettrait à un chef d’orchestre, ou organisme appelé assemblier, de financer et mettre en oeuvre les travaux pour les particuliers, en les organisant puis en récupérant une partie des bénéfices qui se traduisent en économies d’énergie.

Un dispositif original, dont la rentabilité est évaluée entre 2 et 3 % par les économistes ; rien d’extraordinaire, mais un niveau néanmoins envisageable pour des sociétés d’économies mixtes. Les aides de l’Etat qui seraient mobilisées, soit environ un quart des investissements, seraient alors largement rentabilisées par les retombées en termes d’impôt : en dopant l’activité économique du bâtiment, l’Etat y serait même gagnant au final, selon le think-tank. Une logique qui met de côté l’évolution probable de la fiscalité des entreprises et de la consommation, mais qui permet de répondre à l’un des dilemme majeurs du moment : le prix de l’énergie aujourd’hui ne permet pas de rentabiliser les investissement de rénovation des bâtiments.

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France Stratégie