Les minerais de conflit, une zone d’ombre de la transition énergétique

2 novembre 2020

Les entreprises françaises sont les premières à rendre des comptes sur leurs conditions d’approvisionnement : la loi sur le devoir de vigilance les y invite. L’ONG Sherpa s’est donc penchée sur la façon dont les entreprises s’acquittent de cette nouvelle contrainte. Les terres rares, indispensables aux énergies renouvelables, voient leur consommation progresser. C’est sur ce sujet que Sherpa a concentré son attention. Et découvert que les multinationales confondent souvent le reporting avec le devoir de vigilance. Ainsi, alors que la production de certaines matières premières comme le néodyme pénalise sérieusement l’environnement, la plupart des groupes qui l’utilisent ne le mentionnent pas. « Les entreprises se contentent souvent de présenter des outils qu’elles utilisaient déjà avant l’existence de la loi, comme des audits ou des certifications, mais qui ne permettent pas en pratique d’éviter des dommages liés à l’utilisation de ces minerais » regrette l’ONG.