Le système d’échange de quotas d’émission de l’Union Européenne (EU-ETS) est considéré comme la pierre angulaire de la politique climatique européenne. Depuis sa création en 2005, ce système a permis de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre des industries couvertes par celui-ci. Il est donc important de se pencher sur l’extension du marché européen des quotas de carbone, notamment en incluant de nouveaux secteurs, tels que le bâtiment et les transports.
Le fonctionnement du marché européen des quotas de carbone
Suite au protocole de Kyoto signé en 1997, l’Union Européenne a décidé de mettre en place un mécanisme pour limiter les émissions de CO2 dans ses membres. Ce dispositif, connu sous le nom de marché européen des quotas d’émission ou EU-ETS (Emission Trading System), vise à encourager les industriels à innover et développer des technologies vertes, tout en leur offrant la possibilité d’échanger des droits à polluer entre eux.
Les principaux secteurs concernés par l’EU-ETS
Jusqu’à présent, le marché européen des quotas de carbone concerne principalement les grands émetteurs industriels, tels que les centrales thermiques, les cimenteries, les aciéries et les raffineries. Néanmoins, près de 60% des émissions de gaz à effet de serre de l’UE proviennent d’autres secteurs, comme le bâtiment et les transports qui ne sont pas encore inclus dans le marché des quotas carbone.
Pourquoi envisager une extension du marché européen des quotas de carbone ?
Le réchauffement climatique est un enjeu majeur auquel notre planète doit faire face. Face à cela, il apparaît plus que nécessaire de mobiliser tous les leviers possibles pour réduire rapidement et efficacement nos émissions de gaz à effet de serre. De nombreux experts s’accordent sur l’idée que l’intégration des secteurs du bâtiment et des transports dans le marché européen des quotas carbone pourrait permettre des efforts supplémentaires dans la lutte contre le changement climatique.
Les bénéfices attendus de cette intégration
Ajouter ces deux secteurs au dispositif actuel présenterait plusieurs avantages :
- En premier lieu, cela inciterait davantage à investir dans les technologies propres et à améliorer significativement l’efficacité énergétique des infrastructures et des moyens de transport;
- Ensuite, cela contribuerait également à une meilleure harmonisation des politiques climatiques dans l’ensemble de l’Union Européenne, évitant ainsi certaines distorsions de concurrence entre entreprises;
- Enfin, intégrer ces secteurs permettrait d’atteindre plus facilement les objectifs fixés par les Etats membres en matière de réduction d’émissions de CO2.





